Effectuation et NoSQL…

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L’approche effectuale décrite dans l’article précédent « L’ Effectuation, à la source de l’ Innovation » se retrouve dans d’autres domaines que celui du management de l’innovation. En effet, NoSQL reprend la même approche effectuale, en opposition avec la méthode classique des SGBD.

NoSQL ou Not Only SQL est un concept apparu récemment (2010) pour palier aux problématiques de performance liées à la montée en charge (Scalability) des gros volumes de données (BigData). Cette approche a été inventée par les géants du Web, les premiers à rencontrer la problématique.

Dans les SGBD il fallait d’abord réfléchir longuement en amont pour planifier et structurer ses futures données: avec la fameuse méthode MERISE ou encore la méthode entité-association. Les programmes de manipulation des données devaient alors s’adapter à cet objectif, pour que les données « rentrent » dans la structure, la « matrice ». Définition d’ un objectif puis mise en place des moyens pour y arriver: c’est l’ approche causale classique.

Avec NoSQL la plupart des modèles de données sont libres, vous ne définissez pas la structure a priori, n’importe quelles données peut venir s’enregistrer dans la base, vous pouvez définir des champs ou des tables « à la volée ». Définition d’un moyen, la base NoSQL, puis adaptation de la structure aux données qui arrivent: c’est une approche effectuale.

Attention, il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a plus besoin de réfléchir à ce que l’on a fait, à toutes sortes de spécifications. Alors que dans une approche causale, on définit d’abord ce que l’on veut faire, la spécification, le « Quoi ? » puis ensuite on définit comment le faire, la conception, le « Comment ? ». Dans l’approche effectuale la spécification est itérative et vient au fur mesure du développement en fonction des données et cas d’utilisation que l’on rencontre, par contre dans ce cas la conception disparait en effet presque totalement…